Emerson Jean Baptiste est un spécialiste de la violence urbaine. Par cet objet il ouvre les yeux sur ses divers sens dans le contexte haïtien : intégration sociale, intersubjective, fondatrice/réparatrice. Il relève aussi des dimensions l’« ordre dans le désordre », un « ordre paraétatique » dans une perspective d’un « État subsidiaire » loin du sens et du contexte que C. Delsol (2010) a fait paraître ce concept. Il est un substitut des autres organes de l’État pour contrer les revendications sociales de la population.
Jean Baptiste s’emploie à découvrir et redécouvrir les objets sociaux au travers des diverses perspectives épistémologiques après sa thèse de doctorat. Actuellement, il s’impose en intellectuel avec une capacité à produire et reproduire de sens aux faits comme aux phénomènes. En effet, non seulement il en a fait dans sa thèse de doctorat [ordre du désordre, État-subsidiaire (2012-2004)], mais encore et surtout dans ses deux articles à la suite de son post-doctorat, publiés à www.GITMDV, dont l’un est « résilience ecclésiastique ». La quête de sens est sa priorité dans ses stratégies de recherche, c’est pourquoi même dans des débats audio-visuels en ligne tout comme dans l’élaboration de certains rapports il continue à qualifier les activités et faits sociaux (exemple : « État délinquant » dans l’Haïti 2024-2026). Il se définit par le fait que tous les organes de l’État s’impliquent dans l’établissement des groupes armés, y compris la société civile. Fort de tout cela, il est un sociologue possédant à la fois la compétence analytique et synthétique. L’une part du centre à la périphérie, l’autre part de la périphérie au centre.
Quant à ses expériences en enseignement, il s’en est donné très tôt. Du secondaire à l’université, il encadre des jeunes comme des adultes à réussir leurs projets académiques dans des domaines tels que : communication sociale, gestion de projets, sociologie, sciences de l’éducation, sciences politiques, sciences de l’administration, sciences de l’information à la fois dans une structure formelle et informelle. Tout en y œuvrant, il a coordonné des enquêtes de terrain, puis il les a analysées seul ou avec des collaborateurs de recherche, sans parler des consultations liées aux études sur la scolarité de la petite enfance et sur la violence juvénile.
Il a en outre une expérience enrichissante dans le secteur social. Il y œuvre au moins trente ans comme défenseur des droits de la personne, intervenant psycho-socio-éducatif, élaborateur de projets sociaux et exécutant à titre de chef d’équipe et/ou directeur d’organisme. Il s’ensuit qu’il développe une expertise dans l’organisation et la planification des actions sociales, laquelle expertise est aidée par sa formation de sociologue, versé dans la maîtrise de l’approche structurelle et fonctionnelle.
Il a l’étoffe nécessaire à diriger ce Centre pour le plus grand bien des communautés du Québec et des étudiant.es de partout.